Les conditions de confinement

Le confinement d’un aquifère dépend de son recouvrement par une couche de matériaux peu perméables (aquitard) qui isole l’eau souterraine contenue dans l’aquifère. La nature et l’épaisseur des dépôts meubles constituant l’aquitard déterminent le niveau de confinement des aquifères (Figure 11). Le confinement influence les divers processus dynamiques et chimiques de l’eau souterraine, en limitant ou en favorisant la recharge de l’aquifère, ou encore en assurant sa protection par rapport à une contamination provenant directement de la surface.

 

Figure 11. Confinement des aquifères
 

 

Aquifère non confiné

Les aquifères non confinés (contenant une nappe phréatique libre ou «nappe libre») sont en contact direct avec l’atmosphère et ne sont donc pas limités au-dessus par un aquitard. La position du toit de la nappe est libre de fluctuer. C’est le type d’aquifère utilisé par les puits de surface. Il peut être directement rechargé par l’infiltration en surface et est généralement plus vulnérable à la contamination.

 

Aquifère confiné

Les aquifères confinés (contenant une nappe phréatique captive ou «nappe captive») sont « emprisonnés » sous un aquitard. Une nappe captive est donc légèrement sous pression et le niveau piézométrique de la nappe correspond au niveau où l’eau retrouve son équilibre avec la pression atmosphérique. La nappe est faiblement alimentée par l’infiltration verticale depuis la surface. Elle reçoit généralement son alimentation latéralement, en provenance de l’amont, là où la couche confinante n’est plus présente, c.à.d. où la nappe est libre. Une nappe captive se trouve mieux protégée qu’une nappe libre des contaminations provenant directement de la surface.

 

Aquifère semi-confiné

Les aquifères semi-confinés (contenant une nappe semi-captive) sont des cas intermédiaires dans lesquels les couches confinantes de l’aquifère (aquitard) ne sont pas totalement imperméables ou sont de faible épaisseur. Dans ce cas, il peut y avoir une circulation verticale d’eau limitée entre les couches géologiques.

 

Cas particuliers

On observe aussi des cas particuliers tels que les nappes perchées, suspendues au-dessus du niveau de la nappe phréatique et retenues par une couche de matériaux imperméables.

Il existe aussi des cas ou le confinement est discontinu, c’est-à-dire où les couches confinantes sont « trouées » et laisse infiltrer localement l’eau jusqu’à l’aquifère sous-jacent.

On parle d’aquifère double lorsque deux formations aquifères se superposent, séparées ou non par un aquitard.

 

 

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